Actualités

Lancement de La Jeune fille au piano

il y a 1 année 4 0
LLA1_lancement_980x379-01

L’hiver dernier, le libraire André Poirier m’a proposé de faire le lancement de La Jeune fille au piano chez lui, parmi ses livres! J’ai accepté son invitation avec enthousiasme, d’autant qu’avec son personnel, je me sens toujours si bien accueillie! Cet été, Patricia Powers m’a offert une entrevue à cette occasion. Une entrevue avec Patricia? Toujours un agréable moment. Je sais qu’elle aura lu mon livre et, d’emblée, j’aime ses questions, souvent étonnantes, parfois embêtantes, mais toujours à propos.

Pendant des mois, les idées se sont transmutées en mots, en phrases, puis en chapitres pour devenir un tout que j’ai vérifié et modifié des semaines durant. Par la suite, Nadine, mon éditrice, et les correctrices de Libre Expression ont révisé, suggéré et corrigé, avec mon assentiment, bien entendu. Contrairement à bien des écrivains, cette période me plaît. L’humilité et le lâcher-prise se doivent d’être au rendez-vous.

LLA1_lancement_1200x900-01

Et voilà le jour J, le grand jour : le lancement! C’est fou, cet événement me rappelle immanquablement des noces avec ses retrouvailles, ses embrassades, la joie dans les regards, du bonheur, quoi!! Une grosse noce! Bien avant l’intervention de Patricia, une file s’est formée devant ma table. Des parents, des amis, des collègues, des gens que je connaissais de vue ou pas tenaient dans leurs bras, parfois contre leur cœur, un ou des exemplaires de La Jeune fille au piano. Un plaisir, que dis-je, une récompense m’attendait : écrire un mot manuscrit dans leur exemplaire.

Je l’affectionne particulièrement ce petit dernier. Pourquoi? Peut-être à cause de tous les petits gestes qu’a posés Anne Alarie, à tâtons, comme ceux de ma mère…

Le lancement de La Jeune fille au piano? Un moment inoubliable! Merci à Compagnon, à ma famille, à mes amis, à mes collègues et à mes lecteurs! Nous étions plus de 150 à écouter la touchante lecture de Marie-Claude Brasseur!! Et que dire de l’animation de Patricia Powers!!! Merci au libraire André Poirier et à toute son équipe!!!! Et un ÉNORME merci à Libre Expression, ma maison d’édition, qui sait si bien soutenir ses auteurs. Ce grand soir, elle était dignement représentée par ma relationniste, Marie-Josée Martel.

LLA1_lancement_868x524-01

Une rencontre inoubliable!

il y a 2 ans 3 1389

Une rencontre inoubliable avec Joséphine Bacon, poète réputée

Voilà quelques semaines, alors que nous arrivions en même temps à l’aéroport de Montréal après le Salon du livre d’Amos, Joséphine Bacon, poète réputée, me demande d’aller la reconduire à une bouche de métro. J’accepte avec plaisir de la mener à son domicile. Chemin faisant, nous parlons de nos expériences respectives et je lui confie mon souci de mettre en évidence des personnages issus des Premières Nations dans mes romans. Après les Mohawks visités dans la trilogie sur Anne Stillman, ce fut les Abénakis, dans celle de La Saline. Le héros de l’une de mes prochaines publications, un jeune de Saint-Léon-le-Grand, participera à la construction du pont de Québec. Joséphine m’apprend que plusieurs Innus, appelés à l’époque Montagnais, avaient aussi travaillé à ce grand œuvre. D’avance, la poétesse a accepté de traduire dans sa langue quelques dialogues de mon futur manuscrit. «Ce ne sera publié que dans deux ou trois ans! Tu t’en souviendras?» lui demandais-je. «Ne t’inquiète pas. Comme la plupart des gens de mon peuple, j’ai une excellente mémoire! Est-ce dû à une longue pratique de la tradition orale?»

Merci d’avance, Joséphine!

baconJosephine-01

…y voir plus clair!

il y a 2 ans 5 1327
Mains-de-Jeannine-et-tablette-01

Deux non-voyantes m’aident à y voir plus clair!

Grâce à Jeannine et à Nicole, toutes deux détentrices d’une maîtrise en musique et Nicole d’un doctorat en éducation, en plus, je me sens mieux outiller pour imaginer la vie de MA pianiste, Anne, fille du ramancheur Napoléon Alarie. En dépit de sa cécité, Anne apprivoisera le monde du bout des doigts, mais quels doigts!

Grâce à Laurette Laurin (voir la nouvelle du 7 avril 2014 – Le hasard existe-t-il?), j’ai rencontré deux femmes formidables qui forcent mon admiration. Privées de la vue depuis leur jeune âge, toutes deux vivent de façon autonome, gagnent leur vie, ont une vie sociale, culturelle et professionnelle à faire pâlir d’envie nombre de voyants.

Pendant des heures, chacune d’elles a répondu patiemment à mes questions dans le but de démystifier la vie d’une aveugle, pendant l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte, me fournissant de savoureuses anecdotes et d’autres plus dramatiques pour étoffer leur propos et le mien, par la suite.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Jeannine m’a écrit en braille, grâce à une tablette et un poinçon : «Bonjour Louise. Bienvenue chez moi.»

Nicole m’a fait une démonstration sur son ordinateur équipé d’un logiciel capable de synthèse vocale et d’un afficheur braille. Elle a choisi un moteur de recherche et a tapé sur son clavier braille «Lacoursière». 5 540 000 références. Elle a cliqué sur la première occurrence que voici. J’étais fière de l’informer qu’il s’agissait de Jacques, mon frère et parrain. Sa dextérité m’a fait douter de son handicap.

JACQUES-a-L-ECRAN-01
main-nicole-avec-fleurs-01

Laurette m’a promis d’autres rencontres similaires d’ici peu.

 

Découvrir le monde du bout des doigts avec des émotions à fleur de peau, voilà ce que j’ai à apprivoiser pour rendre mon personnage de La Pianiste.

AREQ Chauveau27 juin 2014IMG_4804_2

Sur les traces d’Anne Stillman

il y a 2 ans 8 2940

Longtemps, j’ai rêvé être guide de voyage après ma carrière dans l’enseignement, mais l’écriture a pris toute la place. Et voilà qu’Anne Stillman McCormick (encore elle!!!!) m’offre cette occasion. Il y a quelques jours, j’ai joué le rôle de guide touristique entourée de cinquante-cinq membres de l’AREQ Chauveau dans une excursion intitulée « Sur les traces d’Anne Stillman ». Nous avons débuté notre voyage historique à Grandes-Piles où, bien entendu, il fut question de Jean J. Crête, maire de ce village pendant 40 ans, propriétaire d’une flotte de bateaux et employeur de plus de cinq mille hommes de chantier dans les années 1930, 1940 et 1950. Un arrêt devant l’Auberge le Bôme, l’ancienne demeure de Jean J. Crête, m’a permis d’expliquer pourquoi cet homme a été surnommé le « Roi de la Mauricie ».

Conduits par Larry, notre chauffeur hors pair, nous avons poursuivi notre périple sur la 155, l’une des plus belles routes de l’est du pays. Après avoir livré quelques particularités géographiques sur le majestueux Saint-Maurice, j’ai fait un brin de lecture afin que nos voyageurs voient ce même trajet à travers les yeux d’Anne Stillman. En effet, dans le tome 2, De New York à Grande-Anse, en 1925, Anne a remonté le Saint-Maurice jusqu’à Grande-Anse sur un des bateaux de Jean Crête.

Puis, ce fut l’arrivée au Domaine McCormick de Grande-Anse où nous fûmes accueillis par Claudie entourée de ses deux magnifiques fillettes, Laurence et Rose, et Alain, notre accompagnateur. Près de 60 % des visiteurs avaient lu la trilogie consacrée à mon héroïne. Une émotion palpable nous animait. Nous étions chez elle. De la maison « Lafontaine », nous nous sommes dirigés vers le « château » où, chance inouïe, nous nous sommes réunis dans le salon rouge. Les membres de l’AREQ de Chauveau présents ont eu une qualité d’écoute et une présence exceptionnelle, des questions tellement pertinentes et un intérêt qui m’a atteint droit au cœur.

Plaque AMcC

Après avoir déambulé près de la rivière, nous sommes allés nous recueillir au cimetière, nommé par la Société de toponymie du Québec « Le rocher Anne McCormick ». Ce cimetière ne compte qu’une urne, contenant les cendres d’Anne, emmurée dans une falaise de granit à environ trois mètres du sol. Une plaque commémorative recouvre la niche des restes de la « Reine de la Mauricie ».

De tous les domaines qu’Anne Stillman a eus de par le monde, Grande-Anse a toujours été son préféré. Décédée le 25 mai 1969 à Scottsdale, Arizona, ces dernières paroles ont été « Ramenez-moi au Canada ».

Merci aux membres de l’AREQ de Chauveau! Merci aux Jocelyne, Marie, Jacques, Sophie, Diane, Gaétane, Isabelle, Claudine, Catherine, Camille, Lisette, Claire, Daniel, Françoise, Ginette, Gisèle, Huguette, Jean-Guy, Louisette, Monique, Rachel, Jean-Pierre, Roselle et tous les autres! Cette visite au Domaine, au cimetière, puis au Parc des chutes de la Petite Rivière Bostonnais à l’entrée de La Tuque fut pour moi un moment inoubliable!

Félix aurait eu 100 ans le 2 août 2014

il y a 2 ans 10 1567

Pour souligner le centième anniversaire de naissance de Félix Leclerc, la Société d’histoire et de généalogie de Shawinigan (SHGS) m’a invitée, jeudi dernier, à m’adresser à plusieurs dizaines de ses bénévoles. Sachant qu’en 2009 et 2010 Tourisme Haut-Saint-Maurice m’avait confié la rédaction des panneaux thématiques de trois centres d’interprétation situés au Parc de la petite rivière Bostonnais à La Tuque, incluant celui dédié à Félix Leclerc, on m’a demandé de livrer quelques informations inédites.

Pour soutenir mon propos, j’ai monté un diaporama dans lequel j’ai intégré des photos et des textes qui m’ont passionnée et qui ont semblé tout autant passionner mon auditoire. Il aurait été possible d’élaborer pendant des heures à partir de cette documentation! Je remercie Christian Lalancette des archives du Séminaire de Trois-Rivières qui m’a permis de découvrir un trésor.

Félix en Gaspésie, 1943Je crois bien que peu de personnes auparavant n’avaient vu Félix, à l’aube de ses trente ans, avec des lunettes. L’abbé Albert Tessier a immortalisé ce beau visage lors d’un voyage en Gaspésie, en 1943.

En plus de nombreuses photos, le dossier archivé contient la genèse d’Adagio, d’Allegro et d’Andante à travers une abondante correspondance entre le jeune dramaturge et poète et celui qui deviendra son mentor et son bienfaiteur, l’abbé Albert Tessier.

Voici un extrait d’une lettre de Félix Leclerc adressée à l’abbé Albert Tessier, datée de juin 1943, en provenance de Saint-Jovite. « Maintenant pour le titre, voilà ce que j’ai décidé – (nous avons eu la lumière ce matin, ma femme et moi; nous avons fait la trouvaille qui résume un peu ma vie). D’abord je dois vous dire que la majorité de ces œuvres sont venues au monde dans la musique. Combien de fois, un adagio symphonique, m’a inspiré la phrase qui me manquait – j’ai le précieux violon de ma sœur défunte, et une guitare qui m’a fait gagner ma vie, etc… Je dois beaucoup à la musique. Ceci dit, voilà mon plan – Le premier livre (celui que vous avez) s’intitulera Adagio, avec entre parenthèses : contes, comme dans l’illustration que nous avons ébauchée à la page suivante. »

Les bénévoles de la SHGS ont partagé avec enthousiasme mon bonheur de découvrir ce pan de notre histoire.

Grand merci à Mado, ma sœur-amie et aussi la secrétaire du c.a. de la société (SHGS), qui a pensé à suggérer ce sujet à ses collègues.

20 mai 2014, date marquante dans ma vie d’écrivaine

il y a 2 ans 5 1059
21 mai 2014

Entourée de ma famille proche, de quelques amis, de Marie-Josée, mon attachée de presse chez Libre Expression, et d’un public chaleureux, j’ai accueilli avec beaucoup d’émotion et, je dois bien l’avouer, un peu d’incrédulité le Grand Prix de la Culture Le Nouvelliste.Grand Prix de la Culture 2014

Ce soir-là, plusieurs artistes ont également été honorés. Je me suis empressée de les féliciter et de les remercier, de même que les finalistes de chacun des prix. Grâce à eux, grâce à leur travail, nous sommes en contact avec le beau, l’ailleurs, le dépassement.

Lien vers l’article.

Plusieurs candidatures avaient été scrutées à la loupe par un jury multidisciplinaire. Des finalistes ont émergé. Tous méritent notre gratitude.

Les finalistes aux Grands Prix culturels 2014.

Même si les prix ne sont pas nécessaires, je dois vous avouer qu’ils font du bien. Le Grand Prix de la culture Le Nouvelliste 2014 me servira, sans nul doute, de tremplin d’une part, mais aussi de baume quand les moments de doute et de découragement me tourmenteront. Je me sens privilégiée et reconnaissante!!

image_hazard_laurette_laurin

Le hasard existe-t-il?

il y a 2 ans 6 1001

Le hasard existe-t-il?

7 avril 2014

Certains diront : «il n’y a que des rendez-vous». Claire, ma belle-sœur, la nièce de Camille Laurin (vous verrez tantôt la raison de cette référence), me demande il y a quelques semaines, si j’ai une ébauche de roman sur ma table de travail. Je l’informe que je désire présenter un méga projet à ma maison d’édition, comprenant cinq romans dont les personnages principaux seraient tirés de La Saline. Le dernier tome, on s’en souvient, a été publié en novembre dernier.

L’héroïne du premier tome de cette nouvelle série serait Anne, la fille du ramancheur Napoléon Alarie. Enfin, elle réussit à convaincre son père de la laisser fréquenter l’Institut Nazareth, à Montréal. Enfin, elle réalisera son rêve d’apprendre le piano avec des musiciens chevronnés. Mais j’ai un problème de taille! Comment rendre plausibles cet apprentissage et le milieu dans lequel évoluera Anne? « Sérieux? me dit Claire! Hé! Ma tante Laurette a enseigné pendant 25 ans la musique aux aveugles de Nazareth! » Laurette Laurin, sœur de Camille, l’oncle de Claire.

Le contact n’a pas été long à créer. Le 22 avril prochain, Laurette m’accompagnera aux archives des sœurs Grises de Montréal, congrégation fondatrice de l’Institut Nazareth, où j’aurai certes accès aux photos et aux documents d’époque, mais plus encore à l’expérience de cette femme merveilleusement vivante et cultivée, toute disposée à partager son expérience. N’est-ce pas que cette « coïncidence » est à couper le souffle? Je vous reviendrai afin de partager avec vous mes découvertes… enfin, une partie du moins, puisqu’il ne faut pas tout dévoiler à l’avance…

Un tout nouveau projet d’écriture

il y a 2 ans 6 1094

Un tout nouveau projet d’écriture Libre Expression, ma maison d’édition depuis 1999, vient d’accepter mon projet de cinq romans, dont le premier devrait paraître à l’automne 2015 et le dernier en 2019. Chacun d’eux fera revivre un personnage issu de La Saline. Nul besoin d’avoir lu cette trilogie pour goûter chacune des histoires, indépendantes les unes des autres. Cependant, les lecteurs de La Saline retrouveront, à l’occasion, et nous l’espérons avec bonheur, Saint-Léon-le-Grand et quelques-uns de ses habitants.

Louise, Bryan Perro et Julie Brosseau, la directrice générale du Salon.

Le Prix des lecteurs, quel beau cadeau!

il y a 2 ans 3 981

Le Prix des lecteurs, quel beau cadeau! En ce dernier dimanche de mars, j’ai eu le bonheur de recevoir le Prix des lecteurs au 26e Salon du livre de Trois-Rivières, alors que Bryan Perro a été honoré par les jeunes lecteurs. Ce prix représente pour moi un signe indéniable d’encouragement à continuer. Et je continue!!! L’Auberge le Baluchon m’a offert un forfait-vacance d’un jour et d’une nuit. Vous pouvez être assuré que je profiterai de ce certificat-cadeau bientôt. Merci PHOTO: Louise, Bryan Perro et Julie Brosseau, la directrice générale du Salon.