07 Avr Le hasard existe-t-il?
Certains diront : «il n’y a que des rendez-vous». Claire, ma belle-sœur, la nièce de Camille Laurin (vous verrez tantôt la raison de cette référence), me demande il y a quelques semaines, si j’ai une ébauche de roman sur ma table de travail. Je l’informe que je désire présenter un méga projet à ma maison d’édition, comprenant cinq romans dont les personnages principaux seraient tirés de La Saline. Le dernier tome, on s’en souvient, a été publié en novembre dernier.
L’héroïne du premier tome de cette nouvelle série serait Anne, la fille du ramancheur Napoléon Alarie. Enfin, elle réussit à convaincre son père de la laisser fréquenter l’Institut Nazareth, à Montréal. Enfin, elle réalisera son rêve d’apprendre le piano avec des musiciens chevronnés. Mais j’ai un problème de taille! Comment rendre plausibles cet apprentissage et le milieu dans lequel évoluera Anne? « Sérieux? me dit Claire! Hé! Ma tante Laurette a enseigné pendant 25 ans la musique aux aveugles de Nazareth! » Laurette Laurin, sœur de Camille, l’oncle de Claire.
Le contact n’a pas été long à créer. Le 22 avril prochain, Laurette m’accompagnera aux archives des sœurs Grises de Montréal, congrégation fondatrice de l’Institut Nazareth, où j’aurai certes accès aux photos et aux documents d’époque, mais plus encore à l’expérience de cette femme merveilleusement vivante et cultivée, toute disposée à partager son expérience. N’est-ce pas que cette « coïncidence » est à couper le souffle? Je vous reviendrai afin de partager avec vous mes découvertes… enfin, une partie du moins, puisqu’il ne faut pas tout dévoiler à l’avance…